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Février 2009, début de l'agrandissement de la maison. Description et questions !

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Structure intérieure, isolation

Dimanche 07 juin 2009

Aujourd'hui, on fête les mamans et on vote pour élire les députés européens.

Le chantier a bien avancé malgré une semaine de quatre jours. Il y a cependant quelques motifs de non satisfaction.

Le temps passe vraiment vite !

Le travail des menuisiers :

 



Mardi 02 juin, après avoir terminé l'étage, les menuisiers ont attaqué le rez de chausée.

Les choses sont plus faciles et tout doit être bouclé vendredi 05 juin.







Comme à l'étage, la structure est en bois.

On tend un freine vapeur derrière lequel viendra l'isolant.








Ce vendredi 05 juin au soir, il ne reste plus qu'à ranger.

Ce sera fait dans quelques minutes !











Isolons ! Le travail :

Il s'agit d'isoler avec des matériaux le plus sain possible.

Nous avons choisi de la ouate de cellulose mais aussi un peu de liège. Le choix ne s'est pas fait que sur des critères les plus objectifs. Les différents échanges que nous avons pu avoir, les documentations collectées, les argumentaires lus par ci par là sont parfois difficiles à analyser. Chacun a forcément raison.


Au sud de la maison, le mur en pierre est resté debout.

Il est simplement posé sur la terre. Mais les travaux et le percement de deux fenêtres ne l'ont pas ébranlé.

Il est par ailleurs sain (il n'y avait aucune trace de moisissure quand nous avons déshabillé l'existant). La partie humide à l'extrémité ouest était auparavant plus humide, l'eau ruisselait à travers le mur de haut en bas. La protection apportée par le couvreur permet l'assèchement. Tout laisse penser à un bon comportement. Mais pour éviter tout risque de moisissure, nous choisissons d'utiliser du liège.


Nous avons fait confiance à notre fournisseur de produits écologiques mais ne nous sommes pas entièrement satisfaits.

Le produit proposé provient de l'entreprise AMORIM. Cette société portugaise n'est rien que moins que le leader mondial du bonchon en liège.

Ce n'est pas moi qui l'invente mais AMORIM qui l'indique sur son site en français www.amorimfrance.com. Mais aucune trace visible de son isolant en liège. Les liens renvoient sur www.acousticork.com mais pas plus de renseignements faciles à trouver. On finit par trouver une page sur le site original www.amorim.com . Ne maitrisant pas le portugais, ce n'est pas évident ! Et le site propose une version anglaise. Mais il faut farfouiller pour finir par trouver quelques rares infos !

D'autres producteurs existent. Notamment en France, dans le Var mais aussi dans les Landes. Les informations fournies sont difficiles à analyser car les calibres diffèrent, mais aussi les techniques de production. Par exemple, le liège passé au four et le liège brut. Chaque producteur argumente.

Le problème est que je me suis posé les questions après avoir utilisé le liège fourni !

Le liège est passé au four à 300 dégrés. (on constatera que ce n'est pas très écolo !).

J'avais remarqué des densités différentes entre les producteurs (72 kilos au mètre cube pour celui qui nous concerne mais jusqu'à 10 kilos de moins au mètre cube chez d'autres producteurs). 

Le liège est me semble-t-il normalement une matière assez agréable.

Ce granulé de liège est noir comme du charbon. Une grande poussière se dégage. C'est particulièrement désagréable et le port du masque est nécessaire pour ne pas en prendre plein les poumons. Certains sacs sont plus poussiéreux que d'autres. Je n'ai vraiment pas aimé.

Si une prochaine fois se présentait, je choisirais autre chose !

Mais passons à la ouate de cellulose. 



Dans les sacs jaunes, le fameux liège.

Plusieurs palettes supportent les sacs de ouate de cellulose.

120 sacs de 14 kilos soit 1680 kilos !

Sur chaque sac,  il est écrit : THERMOFLOC 100 % Cellulose.

Au dos du sac, des informations en 12 langues différentes.

"Matière isolante en fibre de cellulose fabriquée avec la technologie la plus moderne à partir de papier journal de qualité supérieure. Isolant naturel ayant d'excellentes propriétés d'isolation thermique et de diffusion de vapeur..."

Suivent des recommandations diverses de mise en oeuvre et la référence de trois avis techniques du CSTB.

Plusieurs problèmes sont à résoudre !

1) 100 % cellulose, je ne sais pas ce que cela veut dire !
2) Papier journal de qualité, je ne sais pas non plus ce que cela recoupe !
3) Quid du sel de bore (annoncé de nombreuses documentations de promotion de la oaute de cellulose), aucune information sur l'emballage et en manipulant le produit, une certaine quantité de ce "sel", sorte de poudre blanche, se dépose au fonctionnement de la machine.
4) Isolant naturel, mais quid de l'encre du papier et des procédés non écologiques de fabrication du papier original ?
5) Peut-être m'y suis-je mal pris, mais sur le moteur de recherche du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTP), il m'a été impossible de retrouver les avis techniques indiqués sur l'emballage.




La machine est allemande. On déverse petit à petit le produit dans la machine.

Une vis sans fin entraîne la ouate, un moteur pour fait tourner des hélices qui propulsent le produit dans le tuyau.

A l'autre bout du tuyau, l'artisan maîtrise la machine pour envoyer ou arrêter.






Le principe : On perce le freine vapeur. On y glisse le tuyau équipé d'une plaque qui empêche la ouate de ressortir.

Tous les caissons préalablement préparés sont remplis.

Il faut apporter une densité idéale qui valide la protection thermique.

Je dois avouer que je fais confiance à l'artisan car les caissons n'ont ni les mêmes formes, ni les mêmes volumes.

Et comme nous n'avons pas mesuré les volumes a priori, il est difficile de contrôler le résultat a posteriori !

Nous pouvons simplement déplorer :

1) N'avoir pas anticipé le mode d'isolation choisi; nous aurions dans ce cas installé un  autre type de charpente. Cela aurait facilité la pose mais aurait aussi réduit le coût global de la charpente.

2) N'avoir pas fédéré une meilleure collaboration de suivi entre les menuisiers et le poseur d'isolant. Cela aurait permis d'optimiser la pose du freine vapeur par des artisans sérieux mais peu habitués à ce type de travail. Le poseur d'isolant aurait aussi pu être plus persuasif pour orienter notamment la structure des plafonds. Son travail aurait alors été facilité et certainement optimisé.

 


Chaque déchiture de la toile est ensuite annulée avec une toile collante.







Dans les combles, la situation est difficile.

Il faut simplement déposer une couche certaine de produit. On constate que tout n'est pas égal !

Je ne sais qu'en penser si ce n'est qu'il aurait fallu certainement tout d'abord totalement isoler jusqu'en haut puis ensuite créer les structures des plafonds. Il est trop tard !

L'artisan isoleur est cependant confiant. Nous lui faisons confiance !









Au jardin, j'avais oublié ce pied de clématites dont les fleurs sont totalement épanouies en cette fin de semaine.











Les premières roses éclosent.















A suivre...  Bonne lecture, réagissez !

 

 

 

 

 



















 

 

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