Février 2009, début de l'agrandissement de la maison. Description et questions !
Mardi 18 mai 2009
Histoire d'un mécontentement
Economiser l'énergie. Voilà une bonne idée. Le porte monnaie est satisfait et la planète ne demande que cela !

Que l'avenir est beau !
La nouveauté s'impose.
Les économies d'énergie vont pouvoir sérieusement commencer.
Et pourquoi ne pas équiper la nouvelle construction de ces belles ampoules prometteuses ?
D'ailleurs, toutes nos bonnes vieilles ampoules à incandescence vont disparaître d'ici 2012 de nos rayons.
Dans mon esprit tout n'est pas si rose !
C'est décidé, pas une seule ampoule basse consommation ne sera installée dans la nouvelle maison !
Après de nombreuses lectures, messages audios et vidéo glanés sur internet, voici ici les différents arguments très rapidement résumés :
Les avantages :

La consommation d'électricité est fortement réduite, la facture en sera d'autant.
L'ampoule basse consommation émet beaucoup moins de chaleur, la planète appréciera.
La durée et vie de l'ampoule est amplement améliorée.
Les inconvénients :
1) Un coût d'achat particulièrement élevé. Bon d'accord, ramené à la durée de vie, ce n'est peut être pas beaucoup plus cher qu'une ancienne ampoule. Et quand le ryhtme de renouvellement sera lancé, nous connaîtrons vraissemblablement une baisse des prix. Mais aujourd'hui, je ne veux pas dépenser 8 fois plus.
2) J'ai cru comprendre qu'en Europe existent encore de nombreuses usines ou l'on fabrique l'ampoule à incandescence. La technologie est relativement simple. La Chine se frotte les mains. Avec ce précieux marché offert par la commission européenne de notre vieux continent, elle va pouvoir remplir de nouveaux cargos pour nous satisfaire.
3) Revenons sur le coût de production. Il ne me semble pas avoir vu grand chose sur les impacts de ces nouvelles productions sur l'environnement. On multiplie les composants. Leur a-t-on affecté un coût environnemental ?
Sous pretexte d'économiser l'énergie dans nos contrées, n'est-on pas en train d'agraver la situation d'autres régions du globe ?
4) Ces ampoules émettent des champs électromagnétiques à la fois basses fréquences et hautes fréquences ainsi que des ultraviolets.
Et alors ?
Et alors cela semble avoir des incidences notables sur notre santé.
On lit ici et là une influence à la baisse sur la mélatonine, hormone qui induit le sommeil, régule l'humeur et inhibe la prolifération des cellules cancéreuses. On lit qu'il faut donc éviter de s'approcher des ces ampoules ! En ne les allumant pas, pas de danger de ce type !
5) Ces ampoules contiennent du mercure. Vous allez me dire qu'il est bien enfermé ! Vous avez raison, casser par accident une ampoule ne doit pas changer la face de la terre ni modifier substanciellement notre santé. Je répète : les ampoules fluo-compactes contiennent du mercure. Les ampoules à incondescence non. Mais ces dernières, par leur forte consommation d'électricité (produite par des énergies fossiles), participent au rejet de ce métal lourd de façon plus importante. Une dose anxiogène supplémentaire, nous voilà peu rassurés !
6) Ne pas jeter dans la poubelle classique cette ampoule. Trier ses déchets, c'est bien. Ramener ses ampoules basse consommation dans les centres de tri ou chez les vendeurs d'ampoules, c'est nécessaire. Soit.
Mais dans certains articles, on estime à 60 % le taux de retour des ampoules pour retraitement. 40 % disparaissent dans la nature. Ces chiffres sont faramineux quand on les rapporte aux quantités produites dans le monde.Le retraitement de ces ampoules doit aussi coûter cher, leur composition étant si complexe. Mais je n'ai pas vu de chiffres.
7) Bilan co2. L'ampoule à incandescence produit de la chaleur. 95% des kilowatts-heures consommés par une ampoule à incandescence produit des calories, le reste de la lumière. En été, cette chaleur n'a pas grand intérêt. Au contraire. Mais en hiver, cette production de chaleur participe au chauffage. La source habituelle de chauffage fait donc moins d'efforts que si elle ne bénéficiait pas de l'aide des vieilles ampoules. Le bilan co2 ne serait donc pas si avantageux pour les ampoules basse consommation qu'on veut bien le dire.
8) D'un point de vue pratique, je n'aime pas les ampoules basse consommation que j'ai rencontrées. Temps d'allumage long. La lumière n'est pas non plus agréable. On s'y fait cependant petit à petit.
Conclusion :
Quelle délicieuse impression. Celle de se faire imposer un nouveau modèle par une règle de la commission européenne sous influence des lobbies efficaces des industriels de l'ampoule basse consommation.
Un argument basique imparable : diminution drastique de la consommation d'éléctricité pour s'éclairer.
Trop d'inconvénients, de zones d'ombres. C'est à mon sens ce qui doit l'emporter.
C'est donc décidé. Pas d'ampoules fluo-compacte basse consommation dans la nouvelle maison.
Que faire alors pour réduire notre consommation énergétique liée à l'éclairage ?
1) Attendre une nouvelle génération d'ampoules. Les LED. Elles sont aujourd'hui très chères avec une lumière peu satisfaisante mais une très faible consommation d'énergie.
2) Réfléchir à la réduction de l'éclairage dans tous nos lieux de vie.
Et au jardin me dires-vous ?

Le seul pied de clématites a fleuri !
A suivre.................